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Réinventer ma vie après les pertes

En ce moment au Québec, d’où je viens, les arbres commencent à hiberner, rayonnant de toutes leurs plus belles couleurs.🍁 Le froid arrive timidement, doucement, frappant à nos portes avec une brise glacée.πŸ’¨ Les récoltes se terminent, laissant place à une saison de transformations. Ces changements annoncent inévitablement des deuils, des adieux aux journées chaudes et ensoleillées, aux activités en plein air, à la chaleur enveloppante et bonjour aux couvertures, aux manteaux, aux soupes chaudes…🍲 Et vous, cher lecteur, quelles sont les pertes que vous vivez en ce moment ? Peut-être un jardin qui s’endort, des feux de camp qui s’éteignent ou des balades à vélo qui se font plus rares ? Ou avez-vous perdu un être cher ? Une relation importante… ?

Dans ce texte, j’avais envie de vous apporter un personnage, une image pour vous aider à comprendre encore plus le processus de deuil, les impacts, etc. Je me vois confronté à la page blanche. C’est la première fois depuis longtemps que je suis confronté à ce phénomène de vide créatif… Pas par manque de vécu ou de compréhension de ce sentiment, car comme mentionné, j’en ai vécu tout plein dans la dernière année, mais si je m’assois, je réalise que présentement, en ce moment, j’ai enfin réussi à passer au travers de cette aventure intense remplie de hauts, de bas et de plats que l’on nomme le deuil.

Je peux vous apporter des exemples de personnages bien connus qui illustrent très bien les étapes du deuil. Des personnages bien aimés comme Harry Potter, qui vit la perte et la douleur rattachées à la mort de ses parents tout au long des livres, Simba, le lionceau du Roi lion, qui vit tout au long de l’histoire l’acceptation de la perte de son père et de son rôle créé par cette perte, Hamlet de William Shakespeare qui, après la mort de son père, vit un immense chagrin et qui tombe dans la vengeance par non-acceptation de la situation. Je ne peux pas vous créer de meilleur exemple et je réalise que la complexité d’une personne vivant un deuil ne peut pas s’écrire en 600 mots.

Ceci fait en sorte que je me retrouve face à un miroir intérieur, observant les reflets de mes propres émotions. De vous mettre en lumière moi comme personnage. Le deuil, pour moi, ne se limite pas aux feuilles qui tombent des arbres ou aux activités estivales qui se dissipent avec le froid. C’est un processus profondément personnel, un voyage intérieur à travers les souvenirs et les rêves qui prennent un nouveau sens.

La perte, l’incompréhension des coupures relationnelles auxquelles j’ai eu à faire face dans les dernières années, m’ont apporté beaucoup de douleur, d’incompréhension, de manque de confiance en moi et de méfiance face aux autres. C’étais surtout des deuils de relation donc le bout de l’espoir revenait évitablement souvent. La tristesse de ce vécu reste, comme lorsque l’on repense aux souvenirs de quelqu’un ou de quelque chose. Mais cette tristesse, il y a moyen de la vivre sainement.

Au fur et à mesure que je contemple mes propres deuils, je réalise que chaque perte est une invitation à la croissance. Je me sens aujourd’hui encore plus forte. J’ose réaliser encore plus mes rêves à moi. Quel est le rapport avec le deuil ? C’est qu’une fois que nous sommes en mesure de prendre soin de soi dans cette étape, c’est comme l’effet de se libérer d’une cage. On gagne en liberté en tant que personne. Que ce soit encore une fois un deuil relationnel, matériel, etc. 

Mon jardin autrefois florissant représente la beauté passagère de la vie, mes feux de camp du soir symbolisent la chaleur des relations qui éclairent nos vies, et mes balades à vélo incarnent la liberté et l’aventure. Toutes ces choses nous pouvons les retrouver autrement en hiver lorsque nous arrivons à accepter que l’été soit déjà fini.

Je choisis de voir ce vide créatif non comme un obstacle, mais comme une opportunité de me connecter plus profondément avec moi-même et avec ceux qui liront mes mots.

Je suis là pour vous accompagner!🩡